La « Pression » Atmosphérique...

lundi 7 décembre 2009
par minijack
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On n’aura jamais vu cela. J’aurai suffisamment vécu pour le vivre, je n’en reviens pas !... Un « Sommet » réunissant les décideurs de 192 pays dans le monde avec la venue de tous leurs principaux Chefs d’États, c’est-à-dire la planète politique et scientifique entière se penchant sur l’avenir de notre biosphère et de la petite boule sur laquelle nous vivons tous... De mémoire d’homme, ce genre de « concile » n’avait jamais été organisé que par des instances religieuses et sur des sujets bien différents. Mais là, ce sont des politiques qui s’y attèlent. C’est déjà un incroyable succès que d’être parvenu à organiser une telle conférence mondiale. Reste que le monde entier est attentif à ce qui va en sortir...

ILS N’ONT PAS LE DROIT D’ÉCHOUER !

Quelle « pression » mise sur la tête de nos dirigeants ! Car depuis que le monde est monde, on n’avait jamais vu que les dirigeants d’un pays prissent en compte l’intérêt collectif du monde au détriment de celui, égoïste, de leurs propres nations respectives. Ce sera bien la première fois.
Quel chemin philosophique depuis l’invention du feu ! Et quelle évolution depuis l’invention de Dieu !

Car il s’agit bien de cela...
Faire l’impasse sur les égoïsmes nationaux, faire passer le sort de son prochain – au sens de ses voisins mais aussi de ses enfants et petits-enfants – avant celui des générations actuelles, celles qui votent, celles qui ont bien profité des ressources de la Planète, mais aussi celles qui vont devoir payer la Taxe Carbone et la Taxe sur les Profits boursiers, afin de développer – ENFIN ! – les économies des pays les plus pauvres et empêcher l’Enfer sur Terre promis par les augmentations de température de 5 à 7° envisagées par le GIEC avant la fin du siècle si nous ne faisons rien...
Ne retrouve-t-on pas là les principes mêmes de toute religion humaniste ?

La pollution de l’environnement a été évoquée le 9 mars 2008 par Mgr Gianfranco Girotti, régent de la Pénitencerie apostolique, comme une forme moderne du péché. L’Église Catholique a toujours eu l’art de récupérer les grandes idées, mais Mr Girotti n’était pas le premier à avoir celle-ci. Il y a quelques années déjà j’écrivais moi-même que, pour se faire une idée de ce qu’était le « péché » dans toute son horreur, il suffisait de regarder le nuage de pollution planant sur Paris un jour de grande chaleur... et c’était une illustration que j’avais déjà piquée à un autre auteur, je ne sais plus qui, lue il y une bonne quinzaine d’années...


image extraite de l’article de Wikipedia sur la Pollution

L’image est effectivement très « parlante » d’un point de vue allégorique mais tout autant sur le plan très concret du rapport à « Notre Mère », la Terre.
C’est Elle qui nous a porté et nourri, et qui devra porter et nourrir encore les générations suivantes. Nous DEVONS donc la considérer comme un être vivant et sacré, au même titre que notre mère biologique, et ne pas l’épuiser avant l’heure en tirant inconsidérément nos ressources de son Sein.

Tournons-nous donc aussi vers « Notre Père », le Soleil, qui est aux Cieux, si généreux et si terrible à la fois.

- Généreux, il peut l’être, il suffit que nous l’en priions avec suffisamment de ferveur, au moyen de ces nouveaux moulins à prière que sont les éoliennes par exemple, ou que nous honorions sa lumière en plantant des tapis d’arbres pour la recueillir dévotement, au lieu de les abattre sans respect ni considération pour leur âge, le gîte qu’ils offrent à la diversité, ou leur incomparable capacité de rétention de l’humidité...
- Terrible, il pourrait l’être aussi, si nous continuions notamment d’émettre sans mesure ces gaz à effet de serre qui non seulement assèchent nos cultures et risquent d’assoiffer les populations (d’ici à trente ans les glaciers de la Bolivie auront disparus, et les débits de fleuves comme le Nil, le Gange, le Bramapoutre ou le Fleuve jaune pourraient diminuer d’un tiers), mais échauffent notre mère la Terre au point de lui faire perdre son sang froid – nos glaciers et nos calottes polaires –. La colère la fait bouillir, et elle ne manque pas de nous le faire savoir en se secouant de temps à autre, de plus en plus souvent. Outre les éruptions de boutons de ses réveils volcaniques et les frissons de fièvre qui agitent ses plaques tectoniques, elle en a déjà vu augmenter le volume de ses océans par simple élévation de la température des eaux de surface, ce qui, depuis un siècle, en a fait monter le niveau de 20 centimètres, les derniers 5 centimètres depuis seulement 15 ans.
Continuons comme ça, et si le Groenland et enfin l’Arctique se mettent à fondre, ce sera de 60 mètres que les niveaux s’élèveront avant la fin de ce siècle. Eh oui, les choses vont en s’accélérant de manière exponentielle, bien plus vite que prévu...

Certains soi-disant scientifiques se gobergent de ces prévisions alarmistes et prétendent que tout cela est normal, que la Terre a déjà connu de tels réchauffements rapides et significatifs de plus de 2° par le passé... C’est vrai. Il y a deux millions d’années, mais nous n’étions pas là pour le subir ! Et quant à ceux qui sont intervenus plus récemment dans notre histoire – il y en a eu également, notamment au Moyen-âge –, ils s’appliquaient après une petite période de refroidissement à partir d’un point de départ beaucoup plus bas qu’aujourd’hui. La température moyenne actuelle n’a JAMAIS été si haute depuis deux millions d’années, et c’est précisément pour cette raison qu’aujourd’hui nous ne devons pas la laisser s’élever davantage.

Nathalie Kosciusko-Morizet dans une interview sur BFMTV, vient de qualifier de « pittoresques » les élucubrations de son ex-collègue ex-ministre Claude Allègre.

Sans vouloir jouer les Cassandre ni les Narcisse, à une époque où les scientifiques ne parlaient encore que d’une élévation négligeable de quelques centimètres, j’avais déjà prévu dans « Testament d’Outre-Glaces », un premier roman écrit en 1995 et paru sur le Net en 1997, que le niveau des océans augmenterait de 3 mètres avant 2030. J’espère sincèrement m’être trompé... mais il est clair aujourd’hui que si nos dirigeants ne parviennent pas à s’entendre à Copenhague sur un programme et des contraintes draconiennes, ils m’auront donné raison et, à mon corps défendant, auront fait de moi un prophète !... (Que disait donc Monsignore Giretti, déjà, à propos du « péché » ? )

Oui, c’est en effet tout autant en termes de Philosophie que d’Économie et d’Écologie que Copenhague doit être un succès. Et c’est bien là à mon avis que la pression risque de se faire sentir le plus. Une pression très... « Atmosphérique » ?



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