La Poire d’Olivet
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C’est en 1933 que débute l’histoire de la poire d’Olivet.
Les vignerons, pour remplacer les pertes dues au phylloxéra, décident ensemble de créer une coopérative fruitière (maintenant Covifruit) et plantent pommiers et poiriers dans tout le canton. Mais une mévente de poires les incite à recycler leurs fruits vers les distilleries.
C’est le début d’un nouvel essor pour les cultivateurs de la commune.
Pour ce faire, les vignerons arboriculteurs qui ne manquent pas d’idées se mettent en effet à accrocher des bouteilles dans les arbres et à y enfermer les poires naissantes qui grandiront ainsi à l’intérieur du flacon protecteur.
Une fois arrivés à maturité, les fruits seront cueillis sans quitter leur bouteille.
Celle-ci est alors remplie d’eau-de-vie de poire William’s de l’année précédente et le fruit va alors macérer jusqu’à prendre sa teinte brune marbrée de jaune si caractéristique.
Cette eau-de-vie n’est pourtant qu’une liqueur d’attente et sera remplacée par celle de l’année, lorsque la distillation sera terminée. Deux heures et demi sont nécessaires à l’obtention d’une eau-de-vie de qualité qui titre 65° à la sortie de l’alambic.
C’est alors que la poire d’Olivet est commercialisée.
Elle est désormais reconnue partout dans le monde.
Depuis 1945, la poire d’Olivet est aujourd’hui une véritable institution dans la ville d’Olivet. Après quelques années difficiles, les vergers de poires ont ainsi supplanté ceux consacrés à la pomme.
Toutes les poires utilisées pour la fabrication de cet alcool sont cultivées sur le canton même d’Olivet.
Les lecteurs de la Gazette curieux de voir les bouteilles accrochés dans les vergers peuvent encore aller s’y promener durant un mois. Après, les poires en bouteilles seront ramassées.


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